Quelles sont les causes de la stérilité féminine ?

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, la stérilité féminine ou l’infertilité féminine est l’absence de grossesse après un an de rapports sexuels réguliers. Plusieurs raisons peuvent être à la base de la stérilité féminine. L’âge peut être la cause de la stérilité féminine. En effet, les femmes ont naturellement du mal à concevoir à partir de trente ans. Mais dans la plupart des cas, la stérilité a souvent des origines ovariennes ou des origines implantatoires.

Stérilité féminine : les anomalies ovariennes

Les anomalies ovariennes constituent les principales causes de la stérilité féminine. On note donc généralement que l’ovulation ne suit pas le procédé normal ou tout simplement qu’elle ne s’effectue pas du tout. Les troubles de l’ovulation peuvent venir des ovaires eux-mêmes ou d’un mauvais fonctionnement du cerveau.

Le dysfonctionnement des ovaires

Les troubles dus à l’ovulation peuvent avoir plusieurs causes. Mais ils sont généralement liés à des pathologies qui empêchent l’ovulation de se dérouler normalement. Par exemple, on peut parler de l’anovulation. Il s’agit de l’absence totale de l’ovulation. Parmi les causes, on dénombre également la dysovulation. Ici, l’ovulation se produit, mais elle est de très mauvaise qualité. Cela peut être aussi dû à une ovulation irrégulière.

Le manque ou l’absence de follicules dans les ovaires peut entraîner la stérilité. Dans certains cas, les follicules sont bien présents, mais ils sont trop nombreux et l’on ne note aucun développement. D’autres anomalies peuvent également être à la base de la stérilité chez la femme. Il peut s’agir de l’absence totale des règles chez la femme. Un trop grand espacement entre les règles peut aussi être à la base de la stérilité chez la femme.

Le dysfonctionnement du cerveau

Le cerveau assure le fonctionnement idéal des ovaires à travers deux glandes que sont l’hypophyse et l’hypothalamus. Ces deux glandes, sous le contrôle du cerveau, peuvent mal fonctionner.

L’hypophyse est chargée de la sécrétion de la FSH et de la LH. Mais lorsqu’il y a un problème hypophysaire, cette glande a du mal à produire convenablement ces hormones qui sont indispensables au bon déroulement du cycle menstruel.

L’hypothalamus sécrète la GnRH. Il s’agit d’une hormone nécessaire à l’ovulation. Mais en cas de troubles d’origine hypothalamique, la libération de cette hormone peut être entachée. Dans la plupart des situations, ces troubles affectent beaucoup plus les toxicomanes et les femmes qui exercent une activité sportive trop excessive. Les femmes souffrant d’anoxémie peuvent également avoir du mal à produire la GnRH.

La stérilité féminine : Focus sur les causes implantatoires

Les causes implantatoires sont liées à des anomalies qui empêchent la fécondation ou l’implantation de l’ovocyte. Ici, on dénombre plusieurs anomalies les plus fréquentes sont l’endométriose, les anomalies tubaires ainsi que les anomalies de l’utérus et du col de l’utérus.

L’endométriose

C’est la cause principale de la stérilité chez la grande majorité des femmes. Elle atteint 20 à 30% des femmes, entachant ainsi leur fécondité. On parle d’endométriose lorsque des fragments d’endomètres migrent en dehors de l’utérus. Il existe plusieurs stades d’endométriose elle peut donc être bénigne ou très sévère.

Les anomalies tubaires

Les trompes jouent un rôle capital dans la fécondation féminine. C’est grâce à elles que l’ovule entre en contact avec le spermatozoïde. Une fois que l’embryon est formé, elles interviennent également pour l’aider à descendre vers l’utérus.

Mais lorsque les trompes sont bouchées ou abîmées, tout ce procédé ne se déroule plus normalement. On note alors que l’ovule n’est plus en mesure d’entrer en contact avec le spermatozoïde. Le passage de l’embryon vers l’utérus n’est plus possible dans ce cas.

Généralement, les anomalies tubaires sont dues à des maladies sexuellement transmissibles.

Les anomalies de l’utérus et du col de l’utérus

Le col de l’utérus peut présenter un aspect d’imperméabilité. Dans ce cas, le passage des spermatozoïdes est impossible, ce qui conduit à la stérilité. L’imperméabilité du col de l’utérus peut être due à une infection chronique.

L’utérus lui-même peut être affecté par des anomalies pouvant être à la base de la stérilité chez la femme. Il peut s’agir de l’endométrite qui, lorsqu’elle est sévère, entraîne l’infertilité chez la femme.

Le diagnostic de la stérilité chez la femme : comment se fait-il ?

Le diagnostic de la stérilité chez la femme est établi par le gynécologue. Il est le spécialiste le plus adapté à effectuer une telle investigation médicale. En effet, il a les compétences nécessaires pour effectuer les tests indispensables qui doivent confirmer que la femme est bien stérile. Il peut donc procéder à un bilan hormonal basal. C’est une analyse sanguine qui doit être faite le 3e jour du cycle menstruel. Cette analyse permet de savoir si le fonctionnement des ovaires est normal ou non.

Le spécialiste peut aussi procéder à une échographie intravaginale. Cette dernière sert à mieux étudier la morphologie des ovaires et de l’utérus afin de détecter l’anomalie s’il y en a. Le diagnostic peut aussi requérir une biopsie de l’endomètre. Il s’agit de prélever de la muqueuse de l’endomètre afin de l’envoyer au laboratoire. La muqueuse est étudiée pour identifier des anomalies liées à l’endomètre. Dans certains cas, on peut procéder à un caryotype. Il permet de déterminer de manière précise les anomalies chromosomiques qui pourraient être à la base de la stérilité.

La stérilité féminine n’est plus une fatalité. De nos jours, il existe plusieurs solutions innovantes qui aident la femme à concevoir en toute quiétude. Vous pouvez aussi compter sur une prise en charge complète dans une clinique de fertilité afin de connaître les joies de la maternité.